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Accueil / Lettre d'information / J'agis, tu agis, nous agissons pour la santé. Une lettre spéciale
 
 
Février 2017
J'AGIS, TU AGIS, NOUS AGISSONS POUR LA SANTÉ. UNE LETTRE SPÉCIALE
DU PEPS AQUITAINE
   
     
Chaque année, le Pôle de compétences en éducation et promotion de la santé organise une journée de conférences et d’échanges sur un thème d'actualité. Cette année, la journée s'adressait à un large public : professionnels, bénévoles associatifs et citoyens ; public au rendez-vous puisque la journée a rassemblé près de 80 personnes.
« La promotion de la santé exige l'action concertée de tous les intervenants : les gouvernements, le secteur de la santé et les domaines sociaux et économiques connexes, les organismes bénévoles, les autorités régionales et locales, l'industrie et les médias. Les gens de tous milieux interviennent en tant qu'individus, familles et communautés. »
Il y a un peu plus de 30 ans, la Charte d’Ottawa (1986) définissait ainsi le rôle essentiel de chacun et de tous dans la promotion de la santé. Nous avons voulu en faire la démonstration lors de cette journée de conférences et ateliers.
 
SOMMAIRE
     
 
« Si je vous dis Promotion de la Santé, ça vous fait penser à quoi ?»
 

Un micro-trottoir réalisé dans les rues de Bordeaux. Visionner la vidéo sur Youtube

 
 
Il était une fois, la promotion de la santé…
 

Une Histoire de la promotion de la santé par Christine Ferron, Déléguée générale de la Fédération nationale d'éducation et de promotion de la santé.

Voir le diaporama 

 
 
Comment parvenir à la santé pour tous en 2030 ?
 

Une présentation de Vincent Van Lacken, directeur général de l'Ireps Nouvelle-Aquitaine

Voir le diaporama

 
 
A l'échelle d’un territoire : expérience d’un Atelier Santé Ville
 

Atelier animé par Lauriane Ferrasse, coordinatrice ASV Quartiers Lac et Bastide

Lauriane Ferrasse coordonne les Ateliers Santé Ville de Bordeaux, au sein du service Développement Social Urbain (DSU) de la Ville. L’intervenante a présenté la politique de la ville qui identifie sur Bordeaux 6 quartiers en difficultés. Deux d’entre eux font l’objet d’un dispositif particulier : l’Atelier Santé Ville (ASV). Les ASV ont pour vocation de participer à l’amélioration de l’état de santé des populations et en particulier des habitants des quartiers les plus défavorisés, et visent à réduire les inégalités sociales et territoriales de santé. L'Atelier santé ville met en place une politique locale et partenariale de santé à partir des besoins locaux identifiés.

Si l’on prend l’exemple du quartier de la Benauge, le diagnostic de l’ASV, réalisé avec le concours de groupes d’habitants, a permis de dégager 4 axes de travail :

  • L’accès et droits aux soins
  • La promotion de l’activité physique (en particulier chez les femmes et les enfants)
  • La santé mentale (souffrance psychosociale)
  • L’environnement et le cadre de vie

L’intervenante, pour illustrer et rendre plus concret le travail de l’ASV, a développé la problématique du non/mauvais accès aux droits/soins. Le bilan de santé de dépistage en médecine scolaire n’aboutissait pas assez souvent sur une consultation, même après prescription et/ou orientation. Partant d’un constat d’une situation très dégradée en bucco-dentaire par exemple, l’ASV a enclenché un travail de médiation en santé (par un psychologue), avec accompagnement d’un interprète si nécessaire. Ces actions lorsqu’elles sont probantes (comme c’est le cas pour la médiation en santé) sont étendues. Elles peuvent être reprises dans des dispositifs plus vastes, comme le Contrat Local de Santé.

Par ailleurs si l’ASV fonctionne bien, il a vocation à disparaitre. Les actions testées dans le cadre de l’ASV peuvent s’autonomiser, comme c’est le cas de l’événementiel « Bouge ta santé » qui permet de présenter l’offre associative en activité physique et sportive sur un quartier.

Arnaud Wiehn, chargé de projets de l'Ireps Nouvelle-Aquitaine

 

Pour en savoir plus sur les ASV et CLS : https://santeterritoiresnouvelleaquitaine.org/

 
 
L’amélioration du cadre de vie : création d’un jardin sensoriel dans une Maison d'accueil spécialisée (MAS)
 

Atelier animé par Nathalie Samson, Alter Amazones

Parti du diagnostic fait par la directrice de la MAS, ce projet est en cours de finalisation avec une inauguration prévue en juin ou septembre 2017.

Diagnostic inclusif avec la participation de tous les résidents, une porte sur roue a été promenée entre différents pôles de la MAS pour recueillir les avis des uns et des autres, créer du lien entre résidents ; objectifs du projet « faire de la MAS un lieu de vie », casser la vision du handicap, créer des environnements favorables à la santé et au bien-être des résidents (52 résidents dont les âges varient de 19 à 70 ans), permettre aux résidents et au personnel soignant d’avoir un espace dont ils sont tous acteurs, qu’ils s’approprient l’espace. Un commissaire à l’exposition a été désigné pour faire un recueil de toutes les étapes du projet afin de mettre en place un témoignage de ces temps passés ; cette exposition sera placée dans un premier temps à la MAS et pourrait servir à véhiculer l’esprit de la réalisation de ce projet à d’autres structures.

D’autres structures sont venues voir le travail engagé et se demandent s’il est transposable en l’état ? Chose difficile car les contextes ne sont pas les mêmes, les diagnostics ont été longs (immersion d’une anthropologue pendant 2 mois pour connaitre le quotidien des travailleurs, celui des résidents en se mettant en fauteuil roulant pour analyser la difficulté du handicap…).

La présentation de ce projet a émerveillé l’ensemble des acteurs qui y ont passé une demi-heure, leur enthousiasme s’est ressenti à la fin de chaque présentation par les félicitations pour tout le travail de diagnostic, le décloisonnement des services en charge des résidents (soignants - éducateurs - personnel d’entretien), d’implication des familles, d’ouverture vers des partenariats, etc.

L’implication des résidents dans la création du jardin et les remerciements des familles, l’appropriation de cet espace par les travailleurs sont autant d’éléments qui ont permis à l’assistance de voir le travail transversal autour de la lutte contre l’isolement des résidents, la transformation de l’espace fermé qu’est une MAS en un espace de vie et non uniquement de soin.

Concernant les perspectives, elles laissent selon Mme Samson envisager une ouverture vers l’extérieur, une coopération avec la création bientôt d’un espace sensoriel (jardin de plantes aromatiques), la finalisation de la borne sonore avec des bruitages du quotidien.

Les questions de coût n’ont pas été détaillées mais ce projet a été co-financé aussi par la MAS à travers un financement Conseil Départemental, ARS, DRAC, mais également grâce à un appel de fonds par un financement participatif.

Enfin, l’évaluation qui peut être faite d’un tel projet n’a pas encore été pensée, elle se mesure au quotidien selon l'intervenante et le public bénéficiaire (principalement les résidents). "Cela se perçoit quand ils fuguent pour se réfugier très souvent dans cet espace créé pour se retrouver seul". Sur le personnel, le constat est fait que l’espace est de plus en plus investi lors des temps de pause ; d’ailleurs, un salon de jardin y a été déployé et des nichoirs pour les oiseaux y ont été placés.

Tout ce travail n'aurait pas été possible sans un décloisonnement des différents services, l’implication du COPIL qui avec sa diversité de représentants est une force de proposition, l’implication forte d’une directrice aussi pour qui le temps ne saurait être un frein à la réussite de ce projet en comparaison du bonheur et du bien-être procuré aux résidents. Alter Amazones porteuse de ce projet en est aussi convaincue et a réussi à captiver le public de cet après-midi d’échanges.

Quelques-unes des nombreuses questions posées par les participants à l'atelier :

- L’expertise et le savoir mis en place seront-ils partagés avec d’autres structures ?

- Comment rendre les résidents acteurs de ce projet ? et quel impact sur le mieux-être des salariés ?

- Quels financements ont été mobilisés ?

- Quelle évaluation est envisagée ? Les impacts ont-ils été mesurés ? Les financements engagés ? Les organismes de tutelle ont-ils été informés ?

- Comment faire du lien, développer les compétences transverses dans un tel projet ?

- Quels partenariat extérieurs sont envisagés ?

Edouard Nébié, chargé de projet de l'Ireps Nouvelle-Aquitaine

 

Pour en savoir plus : http://peps-aquitaine.org/download.php?f=122

 

 
 
L’accompagnement au changement des habitudes de vie en matière de santé environnementale et des pratiques professionnelles dans les structures de la petite enfance
 

Atelier animé par Olga Diarté, ingénieur en santé environnementale

Mme Diarté nous a présenté tout d’abord les ateliers Nesting qu’elle propose aux parents. Deux thématiques leur sont proposées : les contenants alimentaires et les produits cosmétiques. L’important dans ces ateliers est de ne pas culpabiliser les parents et de réfléchir avec eux à la manière de modifier certaines habitudes bien ancrées dans leur quotidien. Il leur est demandé de prendre un engagement de changement à mettre en place rapidement : jeter un plastique usagé, conserver les aliments au frigo dans du verre ou de la porcelaine, se demander si bébé a besoin de parfum, de tous ces produits, etc.

Mais le projet est plus vaste, avec de nombreuses actions :

  • des ateliers pédagogiques et des «diagnostics d'établissements» en maternités, services de PMI, crèches, etc., pour : sensibiliser les équipes aux risques liés à l’exposition de certaines substances présentes dans nos environnements intérieurs ; apprendre à mieux choisir les produits utilisés ; assimiler des messages préventifs à diffuser aux parents.
  • des conférences et tables-rondes à destination des élus, pour appréhender les concepts de la santé environnementale et promouvoir des actions mises en place dans des collectivités afin de limiter les expositions à certaines substances, et à destination des professionnels de santé libéraux, pour véhiculer les messages auprès de leur patientèle.
  • des outils pédagogiques pour aider les acteurs relais à informer et sensibiliser le grand public.

Ce projet sera déployé à l’échelle de la région Nouvelle-Aquitaine à partir de 2017.

Laura Isodoro, responsable de l'antenne Charente de l'Ireps Nouvelle-Aquitaine 

 

Pour en savoir plus : 

Stratégie régionale de prévention et promotion de la santé environnementale,

Priorité : femmes enceintes & petite enfance

https://www.nouvelle-aquitaine.ars.sante.fr/sites/default/files/2016-12/Strat_Petite_Enfance_plaquette_2015.pdf

Les mini-guides à télécharger :

http://www.projetnesting.fr/-Mini-guides-thematiques,51-.html

Le guide de recommandations « Recocrèches »

https://lesalternativesdelilly.files.wordpress.com/2015/06/recocreche_numerique.pdf

 
 
Le développement des compétences des femmes migrantes
 

Atelier animé par Alia Zaouali, directrice de l’association Promofemmes

Alia Zaouali a commencé son intervention par un rapide historique de son association, puis en a présenté les objectifs et les méthodes. L’association est installée dans le quartier Saint-Michel de Bordeaux depuis 1994. Elle est composée de 6 salariés et d’une centaine de bénévoles, ce qui permet d’animer plusieurs ateliers par semaine. En savoir plus

L’objectif principal est d’accompagner les femmes migrantes, venues de pays et de cultures différentes, dans leur parcours d’insertion en France.

L’association touche environ 600 femmes par an. Seules les femmes peuvent adhérer, pour environ 3,50€/an, mais les activités santé sont ouvertes à toute la famille. Certaines femmes revendiquent de venir seules à l’association car c’est leur association. Au tout début, les femmes venaient pour apprendre à lire et écrire pendant que leurs enfants étaient à l’école. Au fil des années, le contenu des ateliers a évolué, s’est diversifié pour aller vers des activités plus culturelles, pour créer du lien social.

Parmi les valeurs qui animent Promofemmes : l’approche globale et la participation. Les femmes sont impliquées dans le choix des thématiques des ateliers ainsi que dans la construction des séances. Parmi les salariés, il y a 2 médiatrices-traductrices en langues arabe et turque. Elles facilitent la communication avec les femmes non francophones. Cette médiation a permis de faire émerger des envies, des besoins : culturel (sorties, concert, théâtre, …), autour de la recherche d’emploi, de la santé, afin de mieux connaitre les droits ou devoirs : soutien administratif, … les thèmes évoluent constamment en fonction des besoins exprimés.

7 axes sont proposés à ce jour : Apprendre : ateliers d’apprentissage du français, utilisation des chiffres, s’orienter dans la ville : utiliser les transports en commun et se repérer dans la ville ; Connaître ses droits et devoirs : soutien administratif, réunions d’informations ; Soutien à la parentalité : groupe de parole, … ; Partager les cultures : sorties accompagnées au théâtre, chorale, création de spectacles, … ; Axe lien social : pour favoriser le « vivre ensemble » : ateliers couture, cuisine et salon de thé ; Axe sur l’accompagnement à la recherche d’emploi, développé depuis 10 ans ; Préserver sa santé.

Les adhérentes viennent à l’association en première intention pour d’autres problématiques que la santé. Au fur et à mesure de leur intégration, les animatrices leur permettent de s’intéresser aux ateliers autour de la santé. Les bénévoles accueillent les femmes dans chaque groupe, elles tentent d’insérer les thématiques de santé dans chacun des ateliers. L’une d’elles est médecin, lorsqu’elle accueille un groupe, elle aborde naturellement la thématique santé, elle tente de cerner les connaissances et les besoins de santé des participantes. Pour les autres bénévoles, des fiches ont été réalisées pour faciliter la communication.

Les ateliers durent parfois 2 heures, chaque intervention est pensée en fonction des habitudes de vie, des conditions de vie, et est découpée en phases différentes. En effet, sur les deux heures annoncées, il n’y aura qu’1h vraiment efficace. Il faut tenir compte des arrivées tardives : il faut déposer les enfants à l’école. Parfois elles partent avant la fin : elles doivent passer au marché, faire les courses pour la famille avant le retour des enfants,etc. Et puis, le temps de traduction est important, chaque phrase est traduite, parfois en plusieurs langues. C’est une bonne école de l’efficience du message, cela oblige les animateurs à une préparation efficiente de l’atelier, il faut s’interroger sur les messages importants à faire passer.

Question d’un participant : « Ces femmes migrantes semblent désorientées en France mais ont parfois des connaissances et des compétences dans leur pays, comment faites-vous pour vous appuyer sur ces compétences ? »

Les ateliers sont construits de telle manière que l’animateur apporte un peu de contenu mais une grande place est laissée aux échanges entre les membres du groupe. Ainsi, si une des femmes a une connaissance, une compétence, elle dispose d’un temps pour en faire profiter l’ensemble du groupe. Par exemple, une femme infirmière dans son pays a su expliquer le chemin de la digestion, par un dessin, aux autres femmes du groupe.

 

Laurence Ramblière, documentaliste de l’Ireps Nouvelle-Aquitaine

 
 
La santé globale autour d’une Maison de santé pluridisciplinaire
 

Atelier animé par Céline De Marchi, DAC ETP Sud-Gironde

« Quelle définition donneriez-vous d’une maison de santé ? » D’emblée, au sein de l’atelier animé par Céline de Marchi, coordinatrice du dispositif d’appui et de coordination en éducation thérapeutique du Sud-Gironde (DAC ETP Sud-Gironde), il a été pris le parti d’adopter une posture éducative, en se basant sur les connaissances des participants. L’intervenante a complété les propos recueillis collectivement en rappelant l’intérêt et le fonctionnement d’une maison de santé pluridisciplinaire (MSP), avec pour exemple la maison de santé de La Réole, au sein de laquelle se trouvent les bureaux du DAC : favoriser l’accès aux soins de proximité sur un lieu unique, situé en milieu rural, disposant de larges horaires d’ouverture, où exerce une équipe de professionnels de santé libéraux diversifiée et réunie autour d’un projet témoignant d’un exercice coordonné et d’une approche globale du patient. Céline de Marchi donne quelques exemples de projets de nature variée portés par les MSP. L’éducation thérapeutique du patient (ETP) peut justement être l’un d’eux. « En quoi consiste l’ETP selon vous ? » Telle est la question posée par l’animatrice qui souhaite poursuivre les échanges de manière interactive. Les réponses apportées par les participants sont plus évasives. Céline De Marchi décrit alors ce processus qui, au regard des besoins exprimés par la personne atteinte de maladie(s) chronique(s), consiste à suivre un programme composé d’ateliers individuels et/ou collectifs en vue d’atteindre les objectifs qu’elle se sera fixés : développer des compétences par rapport à la gestion de sa maladie, pour gagner en confiance, en autonomie et en qualité de vie. C’est alors que les questions fusent : « Mais comment s’informer sur les programmes ? » « Est-ce payant ? », « C’est avec le médecin traitant qu’il faut négocier ? ».  La question de l’accès à l’information est précisément un enjeu majeur en ETP. C’est la raison pour laquelle le DAC Sud-Gironde travaille activement sur la communication autour des programmes d’ETP : une « feuille d’orientation » est en cours d’élaboration, elle sera à disposition de l’ensemble des professionnels des champs sanitaires, sociaux et médico-sociaux du Sud-Gironde, pour orienter le patient qui le souhaite et qui se sent prêt, vers un programme d’ETP du territoire, après en avoir informé son référent santé.

Angélique Baptista, stagiaire chargée de projets de l'Ireps Nouvelle-Aquitaine. 

 

Pour en savoir plus :

Céline De Marchi, coordinatrice DAC ETP Sud Gironde / dacetpsudgironde@escale-sante.fr / 06.79.03.86.11

Base de données Oscars : www.oscarsante.org/oscars_etp/index.php?region=Aquitaine

 

 
 
La synthèse, par Winston Brugmans, philosophe et sociologue
 

Voici quelques-uns des éléments relevés par Winston Brugmans, philosophe et sociologue, invité à promener ses oreilles tout au long de la journée et à faire profiter l'assistance de son regard particulier au moment de la clôture de la journée.

En introduction, Mr Brugmans a pointé le fait que la promotion de la santé et ceux qui œuvrent dans ce champ ne sont pas connus du grand public (le micro-trottoir diffusé en ouverture de la journée l’a montré de façon éclatante). Pas connus, c’est un fait, mais en train, en catimini, de préparer une révolution : la santé serait le prolétariat d’autrefois. On veut plus de justice, plus d’égalité. Une révolution tranquille, qui ne se montre pas. Révolution ? Le mot peut effrayer. Mais face à un éventuel danger du « tout santé » (un danger de nature totalitaire), il existe des garde-fous éthiques : la reconnaissance de la capacité à faire de chacun. Ce pouvoir d'agir (« empowerment »), fait peur au politique qui grince des dents à l’idée du pouvoir d’agir des citoyens. Cela se heurte à la culture hexagonale : centralisation républicaine, notion d’intérêt général que l’on oppose à l’intérêt particulier.  

Des pistes pour conduire cette révolution ? Légitimer les associations, imposer l’idée de consensus par opposition à l’idée d’unanimité. On tente de construire une démocratie participative (pour certains), une démocratie collaborative (pour d’autres). Ce n’est pas simple, il existe de nombreux obstacles. Mais les actions présentées tout au long de l’après-midi sont venues alimenter la réflexion et conforter ceux qui souhaitent agir.

Isabelle Demeurie, chargée de communication de l'Ireps Nouvelle-Aquitaine

 
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